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La Ronde #5

11 Juin 2021 - 20 Septembre 2021
La Ronde #5

La Ronde, rendez-vous annuel pour l’art contemporain dans les musées, revient du 11 juin au 20 septembre 2021 pour une 5e édition pleine de nouveautés !

La Ronde se tiendra désormais l’été, de sorte que les installations seront visibles pendant trois longs mois dans les musées et leurs jardins ! Elle n’est pas belle, la vie ?


La Ronde est l’occasion de visiter les onze musées de la RMM et de se tenir au fait de la création contemporaine. En 2020, outre les musées métropolitains, le parcours de La Ronde vous conduit au Jardin des plantes, qui participe pour la première fois à l’opération. Cette année, l’appel à projets a permis de sélectionner onze artistes parmi les quelque cent cinquante dossiers reçus. S’y ajoutent trois artistes contemporains africains, dans le cadre d’un partenariat avec Ycos Project et la saison Africa 2021.

 

Découvrez le programme :

 

Fabrique des savoirs, Elbeuf-sur-Seine

 

  • Charlotte Salvanès

Charlotte Salvanès présente avec Penelope Lying (Le mensonge de Pénélope) des figures de femmes à l’aiguille, choisies dans l’histoire de l’art et qui servent de modèles à ces tableaux.

L’artiste a par ailleurs eu recours à la technique de la marbrure à la cuve. Ce procédé en principe sériel qui consiste à tremper la toile peinte dans une cuve d’eau pour produire des motifs marbrés, est utilisé ici pour créer des exemplaires uniques.

 

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Charlotte Salvanès, Penelope Lying 6
 

Jardin des plantes, Rouen

 

  • Aurélien David

Aurélien David révèle la part de végétal qui vit en nous. Il pose sur ses contemporains le regard d’un « animiste » et les invite à jouer les protagonistes d’un conte tribal. En portant des masques végétaux, ils se métamorphosent peu à peu en plantes, comme dans un rituel.

En photographiant des personnes dans différents pays avec le même protocole, il dessine une fresque universelle, à mi-chemin entre la collection botanique et la photographie expérimentale. Le regardeur est amené à faire ce qu’il nomme un « effort anthropomorphiste », c’est à dire à chercher l’Humain dans le Végétal, comme une invitation à repenser nos liens avec la Nature.

 

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Aurélien David, BeLeaf XXVII, Aïcha, 2020. Impression jet d’encre sur dibond 100 x 75 cm

Musée industriel de la Corderie Vallois, Notre-Dame-de-Bondeville

 

  • Pusha Petrov

L’artiste utilise l’image photographique en observant adroitement l’intimité des personnes et mettant en exergue les détails de leur existence quotidienne et leurs attitudes spécifiques qui aboutissent à préserver la singularité de chacun. En prenant des photos d’objets ou d’espaces habités, elle montre symboliquement le contexte ordinaire des gens, offrant une lecture sociologique et esthétique des modes de vie.

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Pusha Petrov, Hadja de la série Cousu au fil blanc, 2019. Photographie numérique, tirage Epson cold press 300 g, retouché à la main par l’artiste (ponçage) 195 x 152 cm

 

Musée des Antiquités, Rouen

 

  • Keen Souhlal

Keen Souhlal utilise le bois, la céramique, la photographie, le dessin, ou encore la sculpture. Cet éclectisme de médiums lui permet d’envisager la nature selon une grande diversité de points de vue et de procédures. L’objet de réflexion de l’artiste est l’élément brut, extrait de son environnement naturel. Influencée par une large palette de mouvements, du Land Art à l’Arte Povera, l’artiste croise les matériaux, les formes et les techniques pour des rendus à la fois bruts, sensibles et délicats qui révèlent les tensions entre force et fragilité.

 

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Keen Souhlal, Minéralogies, 2018. - Photographie de l'artiste

 

Musée de la Céramique, Rouen

 

  • Kokou Ferdinand Makouvia

Sculpteur, il est aussi dessinateur, performeur et poète, et surtout, un inconditionnel expérimentateur. Originaire de Lomé (Togo) et rétrospectivement empreint, depuis son arrivée en France (2014), de la culture traditionnelle Mina qui l’a vu grandir, Kokou Ferdinand Makouvia s’enquiert inlassablement de tout le subtil qui compose l’existant. Dès lors, il se conditionne à une collaboration étroite avec la matière dans tous ses états : il fait de son énergie une âme sœur dans le dialogue, il se confronte à sa substance incarnée comme une réalité persistante avec laquelle il est vital d’apprendre à composer, il l’utilise enfin comme un médium pour communiquer avec l’invisible. La céramique n’échappe pas à la règle et condense quelques-unes de ses récentes expériences. À travers les œuvres exposées au musée de la Céramique de Rouen, on la voit danser sous ses doigts comme un liquide hypnotisé, s’élever avec grâce sans craindre la cassure, enfin se ployer sous ses moindres désirs.

 

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Kokou Ferdinand Makouvia, Performance (Étude pour le moulage d’un pays), Paris, 26 mai 2019. Terre cuite blanche dimensions variables © Kokou Ferdinand Makouvia, ADAGP, Paris 2021

 

Musée Le Secq des Tournelles, Rouen

 

  • N’dary Lo

Surtout connu pour ses sculptures, il a réalisé d’importantes installations qui transmettent ses messages. Ndary Lô poursuivait une recherche sur le thème de l’Homme, avec comme matériau de base le fer. Il nous a laissé de son trop court passage terrestre tout un peuplement de figures longilignes et beaucoup de points d’interrogation, son œuvre, trop partialement réduite à une seule de ses figures, les Marcheurs, est celle d’un véritable démiurge. Artiste à la personnalité complexe dont la création est le fruit d’une longue maturation et d’une permanente remise en question, tout à la fois technique et intellectuelle.

 

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Ndary Lô, Envols, 2015. Fer. Collection particulière. Photographie de Nicolas Bergerot

 

Musée des Beaux-Arts, Rouen

 

  • Julie Tocqueville

Julie Tocqueville met depuis plusieurs années l’expérience au cœur de sa pratique artistique à travers principalement des installations, des sculptures et des protocoles de travail. Pour la nouvelle édition de La Ronde, elle signe pour la première fois une intervention au sein du musée des Beaux-Arts et dialogue avec les collections de peintures anciennes.

 

Dans le cadre de l’accompagnement des jeunes artistes du territoire normands, la proposition de Julie Tocqueville a été portée pour La Ronde par le collectif Nos Années Sauvages. Né sous l’impulsion de Thomas Cartron et Sylvain Wavrant, ce collectif se veut être un outil de rencontre entre des artistes hétéroclites, une plateforme de projets pluridisciplinaires. Il s’est engagé depuis dans une démarche qui vise à décloisonner les disciplines afin de favoriser les échanges à travers des projets, des expositions, des projections, des publications, des actions culturelles et pédagogiques. Chacun des projets soutenus par l’association porte en lui des liens particuliers avec des thématiques animales et environnementales.

 

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Julie Tocqueville, Vues d'atelier, étapes de réalisation de l'oeuvre Sic vos non vobis, 2021. - Photographie Thomas Cartron

 

  • Malala Andrialavidrazana

Malala Andrialavidrazana alimente sa pratique en se déplaçant d’un territoire à l’autre.

Par le biais du médium photographique, elle interroge les barrières et les interactions au sein de contextes interculturels, en naviguant rigoureusement entre sphères privées et considérations globales pour explorer les imaginaires sociaux. Au l du temps, elle a inventé un langage dont l’approche est résolument tournée vers l’histoire, tout en témoignant d’un engagement profond à l’égard des enjeux et progrès contemporains. S’appuyant sur des recherches bibliographiques et archivistiques approfondies, ses compositions visuelles ouvrent la possibilité de formes alternatives de narration et d’élaboration de l’histoire.

 

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Malala Andrialavidrazana, Figures 1876, Planisphère Elémentaire, 2018 / Collection Frac Normandie Caen © Malala Andrialavidrazana

 

  • John Akompfrah

Les œuvres filmiques de John Akompfrah, artiste, réalisateur, écrivains et scénariste anglais originaire du Ghana, sont reconnues parmi les plus rigoureuses réflexions sur la culture et la diaspora africaine en Angleterre et dans le monde. Son travail a d’abord émergé avec le Black Audio Film Collective (1982-1998), groupe dont il est membre fondateur, créé en réponse au climat de racisme et de brutalités policières rendu visible par les émeutes de Brixton en 1981. Ce groupe de jeunes artistes anglais, noirs et issus de diasporas, a contribué à faire émerger de nouvelles voix dans le cinéma anglais et à repenser le documentaire en employant un ton poétique et des expérimentations de montages mêlant archives, interviews et collages sonores.

 

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John Akomfrah and Trevor Mathison, All that is solid, 2015. Vidéo 29 minutes 52 seconds Loaned courtesy of Lisson Gallery and the artist

  • Patrick Carpentier

Patrick Carpentier a choisi trois tableaux de la collection : La Vierge entre les vierges de Gerard David, Fleurs dans une corbeille d’Élise Bruyère et l’Autoportrait d’Eugène Delacroix. Recadrées et privées de leurs couleurs, ces images s’appréhendent telles des surfaces concrètes, rythmées par les dégradés de gris et le pur tracé des formes. La présence très forte des bandes colorées trouble et déroute.

L’artiste invite en effet le public à s’approprier les affiches réalisées. L’œuvre se disperse donc, fragment par fragment, en même temps qu’elle s’étend en dehors des limites du musée, constituant un réseau d’usages et de réappropriations, irréductibles aux intentions de l’artiste.

 

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Patrick Carpentier, La couleur seule, 2021. Graphisme Isabel Aubry

 

  • Keita Mori

Keita Mori réalise ses dessins avec une technique particulière qu’il développe depuis 2011 : des fils tendus sur le papier avec un pistolet à colle. Il crée ainsi des espaces, par l’accumulation et l’enchevêtrement des fils : objets, systèmes dans lesquels les fissures - ou « bug » tel qu’il les appelle - révèlent des espaces éclatés, en mouvement, comme provisoires.

 

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Keita Mori, Bug report (Corpus), 2021

 

  • Studio Marlot & Chopard

Le Studio Marlot & Chopard est un duo de photographes et vidéastes français qui travaille ensemble depuis 1996 autour des questions du paysage naturel ou urbain, du patrimoine architectural, mais aussi des rêves et de la nuit. Leur travail consiste principalement dans la création de territoires fantasmés, jouant par la composition des séries tant sur la reconstruction de lieux imaginaires que sur la juxtaposition de strates temporelles dont l’unité est avant tout esthétique. Parcourant toujours de nouveaux territoires sans a priori ni revenir sur leurs pas, ils recherchent essentiellement l’émotion que produit la rencontre inattendue avec l’étrangeté d’un lieu et sa résonance avec leurs propres références, ce qui fait sa beauté. Leurs images se nourrissent en effet de références multiples aux autres arts, qu’il s’agisse de peinture, de sculpture, de cinéma ou de musique pour les vidéos, mais aussi de références personnelles plus anecdotiques qui dessinent ensemble au fil des œuvres tant un parcours de vie qu’une façon d’être et de penser qui évolue au fil des rencontres et des hasards de l’existence. Fixer l’image, c’est aussi une manière de restituer l’intensité de la rencontre, de saisir un moment de grâce et de le rendre à travers l’objet photographique.

 

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Studio Marlot & Chopard, Chimères (Port Royal), 2011. Photographie noir et blanc © Studio Marlot & Chopard, ADAGP, Paris 2021

 

Saison Africa2020

Initialement prévue de juin à décembre 2020, la Saison Africa2020 a été reportée en raison de la pandémie Covid-19. Co-construite par des professionnels africains en partenariat avec des institutions françaises et mise en œuvre par l’Institut français, elle se déroulera durant le printemps et l’été 2021 sur tout le territoire français (Hexagone et territoires ultramarins).

N’Goné Fall est la commissaire générale de la Saison Africa2020.

Dédiée à l’intégralité du continent africain, la Saison Africa2020 est un projet hors norme. Conçue autour des grands dé s du 21e siècle cette Saison met l’humain au centre de son propos. Laboratoire de production et de di usion d’idées, elle présente les points de vue de la société civile du continent africain et de sa diaspora récente dans tous les secteurs d’activité. La Saison Africa2020 est la caisse de résonance de ces agents du changement qui bousculent les codes, expérimentent de nouvelles relations au monde et impactent les sociétés contemporaines.

Le Saison Africa2020 est un projet panafricain et pluridisciplinaire, centré sur l’innovation dans les arts, les sciences, les technologies, l’entrepreneuriat et l’économie. Plateforme de partage de connaissances et de savoirs, elle place l’éducation au cœur de sa programmation, met à l’honneur les femmes dans tous les secteurs d’activité et cible en priorité la jeunesse.

La saison Africa2020 est le révélateur d’une dynamique continentale.